sexta-feira, 26 de junho de 2009
terça-feira, 23 de junho de 2009
segunda-feira, 22 de junho de 2009
sexta-feira, 19 de junho de 2009
quinta-feira, 18 de junho de 2009
CONVICÇÃO, INTELIGÊNCIA, HONESTIDADAE

José Sócrates está convencido de que foi eleito para seguir as suas próprias convicções. Acontece que, se de facto, está a seguir as suas convicções com honestidade, então não está a ser inteligente.
Com efeito, as três mais importantes qualidades de um político - convicção, inteligência e honestidade - não se ajustam umas às outras; só se conseguem emparelhar duas a duas:
1. Quem segue as suas convicções com honestidade não está a ser inteligente;
2. Quem está a ser inteligente e honesto, não pode seguir cegamente as suas convicções;
3. Quem segue as suas convicções com inteligência não está a ser honesto.
Ora, é aqui que surge uma nova qualidade que permite superar este paradoxo: o bom senso, por outras palavras, o bom discernimento, o juízo. Aquilo que mais falta ao nosso Primeiro Ministro é precisamente bom senso para poder ser inteligente, honesto e gerir bem as suas convicções.
domingo, 14 de junho de 2009
José Manuel Barroso, le caméléon
Bruxelles, bureau européen
Après avoir voté au Portugal, le 7 juin, José Manuel Barroso s'est dépêché de revenir à Bruxelles, où il est resté rivé toute la soirée devant la télévision. Tandis que la droite européenne, qui le soutient, triomphait dans les urnes, le président de la Commission s'est fendu d'un bref message pour "féliciter" les nouveaux élus. Prudent, et consensuel comme à son habitude, il s'est bien gardé de crier victoire, depuis son bureau au 13e étage du Berlaymont, à deux pas du Parlement européen.
Les élections ont livré leur verdict, mais la campagne engagée de longue date par M. Barroso, la seule qui compte vraiment à ses yeux, entre dans le vif du sujet. Chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept devraient soutenir au moins le principe de sa reconduction, lors de leur sommet des 18 et 19 juin, à Bruxelles. Mais de nombreux eurodéputés, comme Daniel Cohn-Bendit, réclament la formation d'une coalition "anti-Barroso".
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, qui le soutiennent sans entrain, ne sont pas non plus pressés de le reconduire sans avoir visé sa prochaine feuille de route. Vilipendé par les uns, soutenu du bout des lèvres par les autres, ce quinquagénaire aux faux airs de Lino Ventura aura tout tenté pour assouvir son ambition.
En cinq ans, l'ancien premier ministre du Portugal a été contraint à évoluer. En juin 2004, il avait été fait roi par les Britanniques. Son nom était apparu à la dernière minute, sorti du chapeau par un Tony Blair au sommet de son influence. Le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder avaient entériné sans enthousiasme la nomination "par défaut" de l'ancien hôte du sommet des Açores - cet archipel portugais où George Bush avait rencontré ses alliés juste avant l'invasion de l'Irak, en mars 2003, au grand dam des dirigeants français et allemand opposés au conflit.
L'ancien premier ministre de centre droit a donc commencé son mandat avec un agenda très britannique, c'est-à-dire très libéral, et un slogan qui sonnait comme le désaveu des années Delors (la référence qui agace toujours M. Barroso), "moins et mieux légiférer". Le commissaire chargé du marché intérieur, Charlie McCreevy, ancien ministre libéral des finances irlandais, allait incarner à merveille le souci dérégulateur de son patron, pour le plus grand bonheur des milieux d'affaires. M. Barroso choisit même à ses débuts de recentrer l'action de l'exécutif européen sur "la croissance et l'emploi", quitte à mettre au second plan l'environnement et le social.
"M. Barroso a très vite été rattrapé par les événements", observe un commissaire originaire d'Europe centrale. Le double non à la Constitution, au printemps 2005, l'a convaincu de refondre, sous la pression du Parlement, la directive sur la libéralisation des services, reçue en héritage de la précédente Commission. Puis la lutte contre le réchauffement climatique et la crise financière se sont invitées au menu. M. Barroso a su prendre le train de la première, mais il a tardé à réagir à la seconde, au grand dam de Paris et de Berlin. La mutation de celui qui se présente désormais comme un "réformateur du centre" est pourtant bel et bien engagée.
Le président sortant de la Commission peut se targuer d'avoir lancé un vaste train de mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique. C'est lui aussi qui a déterré avec succès l'idée d'un Fonds d'ajustement à la mondialisation, susceptible d'aider les salariés touchés par les restructurations. Enfin, le Barroso nouveau plaide pour une "meilleure régulation" afin de sortir de la crise.
Cette prise de conscience, que ses détracteurs jugent incomplète et tardive, s'accompagne d'une autre mutation. Pour mener sa barque, M. Barroso, a très rapidement délaissé les habits de l'ancien premier ministre du Portugal, autrefois prompt à défendre la cause des petits Etats membres. A Bruxelles, il est vite devenu l'homme du compromis, "partenaire" des gouvernements, et au service des pays les plus puissants. Il a théorisé son approche : inutile de lancer des projets quand la Commission pressent, ce qui est souvent le cas, que les capitales vont en bloquer l'adoption. C'est ainsi que M. Barroso s'est bien gardé de pousser les feux de la régulation financière, avant que la crise ne modifie ces derniers mois le rapport de forces entre la France et l'Allemagne d'une part, et la Grande-Bretagne d'autre part. Sous la pression des deux premières, il le fait aujourd'hui d'autant plus volontiers que ses anciens parrains, les Britanniques, sont à terre.
Voyageur aux quatre coins de continent, M. Barroso s'est fait une spécialité de soigner ses appuis. Inquiet pour sa reconduction, il vient, mercredi 10 juin, de nommer à la direction générale du budget un haut fonctionnaire d'origine française, Hervé Jouanjean, comme un clin d'oeil à l'Elysée qui le pressait d'agir en ce sens. Parfois, il botte au contraire en touche : quand les Britanniques et les Français se bagarrent, fin 2008, pour placer un de leur ressortissant à la tête du service juridique et de la direction générale de la concurrence, il tranche en nommant un Espagnol et un Néerlandais à ces postes stratégiques. Les fonctionnaires de la Commission doivent s'habituer à gérer les dossiers en fonction des priorités politiques de leur patron. Telle ou telle procédure d'infraction, comme celle sur les nitrates dans les eaux bretonnes, sont mises au frigo.
"M. Barroso est un fin tacticien, mais il manque de courage, et de vision", juge un directeur général. "Il court un peu trop derrière les dirigeants des grands pays, renchérit Graham Watson, le chef du groupe libéral au Parlement européen. Si Delors avait adopté la même attitude, on n'aurait jamais eu l'euro." Quand on le compare à M. Delors, M. Barroso a beau jeu de mettre en avant les divergences récurrentes entre la France et l'Allemagne, inexistantes à l'époque de M. Delors, puisqu'il était soutenu par le tandem François Mitterrand-Helmut Kohl.
Ses détracteurs lui reprochent aussi d'avoir transformé la Commission en un "secrétariat du Conseil", l'instance où siègent les Etats membres, dans une Europe toujours plus intergouvernementale. "Si vous ne proposez rien, vous ne savez pas de quels appuis vous pourriez disposer", estime l'ancien vice-président de la Commission Etienne Davignon : "Là où le curseur change, c'est quand vos interlocuteurs pensent que vous allez de toute façon proposer quelque chose." Le Vert Daniel Cohn-Bendit, se moque, lui, d'un président de Commission prompt à écouter "le dernier qui parle" et incapable de contrôler ses troupes.
Nicolas Sarkozy, à la fin de sa présidence de l'Union, a suggéré de renforcer encore cette présidentialisation. Le numéro un de la Commission n'est, il est vrai, pas toujours en mesure d'imposer son agenda aux plus puissants. Le président français en avait fait l'expérience un après-midi de juillet 2008, lorsqu'il avait cherché à convoquer à Paris l'ancien commissaire au commerce, Peter Mandelson, pour lui enjoindre de défendre plus fermement les intérêts européens dans des négociations en cours à l'OMC. Le président de la Commission, dérangé en pleine fête de mariage, n'a pu convaincre son commissaire d'interrompre les pourparlers pour filer à l'Elysée.
Climat, tarifs téléphoniques, immigration... M. Barroso a toujours su récupérer à son avantage les dossiers les plus "grand public". Il raffole de ses entrées en salle de presse pour "vendre", dans les quatre langues qu'il maîtrise à merveille - français, anglais et espagnol en plus du portugais - des décisions préparées par ses collègues. Une attitude qui irrite parfois ses interlocuteurs. Lors d'une récente conférence de presse, cet orateur souvent peu inspiré s'est empressé de dévoiler les annonces préparées par son visiteur du jour, le président de la Banque européenne d'investissement (BEI). Celui-ci s'est alors moqué de Barroso : "Il ferait un excellent porte-parole de la BEI." Regard noir de la part de l'intéressé. S'il est quelque chose que le favori des conservateurs européens prend très au sérieux, c'est la suite de sa carrière.
terça-feira, 9 de junho de 2009
COMPRIMIDO VERMELHO DE "MATRIX"

Os europeus estão com medo. Nas últimas eleições para o Parlamento Europeu, optaram por seguir o discurso securitário da direita conservadora e liberal. Têm medo dos imigrantes, têm medo do desconhecido, têm medo do desemprego, têm medo da crise.
A crise que se vive no mundo capitalista não é uma crise financeira nem uma crise económica; é, sobretudo, uma crise social, com manifestações no domínio financeiro e económico.
Vejamos:
A participação dos salários no PIB em França diminuiu 11% em 25 anos. (Tenho mais facilidade em encontrar estes dados em França...)
Em França, em 2008, 200 mil milhões de euros que deviam ser destinados aos salários, ao financiamento da Segurança Social, à habitação, à investigação... foram parar à esfera financeira.
Na Europa, como explica Patrick Artus, director de estudos na Caisse des Dépôts, "em dez anos, a dívida privada passou de 75% a 145% do PIB. Se as famílias não se tivessem endividado, o crescimento na zona euro teria sido nulo desde 2002."
Desde 2002, na zona euro, o crescimento tem vindo a ser assegurado pela dívida das famílias. Não pelo poder de compra que resulta dos salários.
E, fora da zona euro, um estudo de Buchalet et Sabatier mostra que, sem o aumento do endividamento das famílias, a Grã-Bretanha já teria entrado em recessão em 2002. Mesma coisa, portanto.
Esta fuga para a frente encostou-nos à parede.
Atingimos níveis de endividamento insustentáveis. Com efeito, os salários diminuíram substancialmente em termos reais e aumentou o emprego precário. As famílias já não conseguem endividar-se mais. Consequentemente, todos os países entraram em recessão...
Não nos será possível sair da crise se não conseguirmos reequilibrar a balança salários/lucros do capital. Esta é a questão fundamental, tanto do ponto de vista da justiça social como da eficácia económica. Como escrevia Patrick Artus em 2007, "na zona euro, todos os anos, as empresas retiram ao bolso dos assalariados o equivalente a 1% do PIB a mais do que era habitual em períodos precedentes. Em resultado da perda de poder de negociação dos assalariados, a transferência a favor do lucro é considerável."
Esta perda de poder de negociação dos assalariados tem uma causa fundamental: o medo do desemprego, esse mesmo medo que leva os europeus a optar por uma política securitária, essencialmente proteccionista e xenófoba. A sua opção alimenta a crise, apoiando aqueles que acham que a solução está em cometer os mesmos erros, mas agora de forma mais cuidadosa.
Os que acusam os accionistas de serem demasiado gulosos têm razão, mas accionistas demasiado gulosos sempre houve. Ser guloso, querer o máximo de rendimento, é, há séculos, a própria definição de accionista. A novidade dos últimos 20 anos não é a de os accionistas serem gulosos. A novidade é que conseguiram obter o que pretendiam, não por mérito próprio, mas porque a negociação entre o trabalho e o capital foi desequilibrada. Desequilibrada por medo do desemprego.
Chegou a hora de os europeus escolherem o comprimido vermelho de "Matrix". Chegou a hora de abrir os olhos para a realidade.
E se os partidos de esquerda, nomeadamente o PS, não forem capazes de lutar a favor do reequilíbrio do trabalho e do capital, então não se queixem, nem das abstenções, nem das derrotas.
Merecem-nas.
Merecem mesmo que cuspam nos cadáveres em que se transformarão.
Nous sommes des millions à attendre un sursaut du PS et de l’ensemble de la gauche
Ça fait 15 ans que ça dure, mais c’est de pire en pire ! Au soir de chaque élection, les dirigeants de tous les partis politiques défilent sur les plateaux de télé, la mine triste, et nous expliquent que la première leçon à tirer du vote, « c’est le très haut niveau d’abstention qui montre que notre pays s’enfonce dans une grave crise démocratique. » Cette rengaine, nous l’avons tous entendue 20 fois.
Mais il ne se passe jamais plus de deux jours pour que « la grave crise démocratique » soit totalement oubliée et que chacun retourne à sa cuisine habituelle.
Est-il possible de revenir sur les résultats de dimanche ? Le total des non-inscrits, des abstentionnistes et des votes blancs ou nuls représente 65,9 % des citoyens en âge de voter… Le « premier parti de France », celui qui a remporté « une éclatante victoire », le seul qui soutient la politique menée par Nicolas Sarkozy, a reçu le soutien de 9,5 % des citoyens. Et le premier parti de gauche, que l’effondrement de l’imposture néo-libérale aurait du conforter dans un rôle central, est à 5,7 %…
Et qu’on ne nous dise pas que les Français ne s’intéressent pas à l’Europe. Lors du dernier référendum, l’abstention a été 2 fois plus faible !
La plupart de nos concitoyens, nos voisins de palier, nos collègues de travail, ne sont pas allés voter parce qu’aucune liste n’avait un projet qui semblait à la hauteur des enjeux. Tous les partis ont dit et répété que nous vivions une “crise historique” mais aucun n’a fait l’effort de proposer un projet à la hauteur des enjeux.
En février dernier, nous étions plus de 5.000 militants et élus du PS à proposer une méthode pour muscler le projet (Cf www.plusloinplusvite.fr). Mais personne à Solférino n’a trouvé 5 minutes pour nous recevoir et les grands élus qui avaient eu le courage de signer notre Appel se sont fait presque tous fait “engueuler” par la direction.
Nous sommes nombreux à attendre du Conseil national de ce soir autre chose qu’un replâtrage de façade.
Vu la gravité de la crise sociale (il y a déjà 4 millions de chômeurs et le gouvernement a admis hier que leur nombre allait augmenter de 600.000 d’ici un an), vue la gravité de la crise écologique (toutes les études montrent que le dérèglement climatique risque d’échapper à notre contrôle si nous ne changeons pas très vite nos modes de vie), vue la gravité de la crise alimentaire (on en parle moins, mais des millions d’hommes et de femmes continuent à mourir chaque année), la question que doit trancher ce soir le Conseil National du PS n’est pas de savoir si Tartemuche va monter à la direction pour seconder Tartemolle ou si Tartampion déclare sa candidature pour 2017. La seule question est de savoir si nous sommes capables de prendre quelques mois pour, enfin, nous mettre au travail.
Nous sommes des millions à attendre un sursaut du PS et de l’ensemble de la gauche.
Vu l’histoire de ce parti, vu la qualité du travail réalisé par ses élus et ses militants, vu la richesse intellectuelle de tous les réseaux politiques, associatifs, syndicaux ou universitaires de notre pays, en quelques mois, il est possible d’organiser un sursaut intellectuel et politique de l’ensemble de la gauche. A condition de le vouloir et de, très vite, nous en donner les moyens.
Si nous ne sommes pas capables d’organiser ce sursaut, les régionales de 2010 et les présidentielles de 2012 verront s’aggraver la « grave crise démocratique dans laquelle s’enfonce notre pays »…
Pierre LARROUTUROU est économiste et ancien Délégué national Europe du PS. Il vient de publier Crise, la solution interdite.
segunda-feira, 8 de junho de 2009
SÓCRATES NÃO É INOXIDÁVEL

As eleições para o Parlamento Europeu foram vencidas pelos partidos conservadores e liberais. Os partidos socialistas e sociais democratas foram os principais perdedores a nível europeu, como, de resto, tem sido hábito em anteriores eleições. (Como se sabe, o PSD português não se assume, nem é, social-democrata; faz parte da família europeia dos partidos conservadores e liberais.)
Portugal, França e Dinamarca foram os únicos países que não contribuíram para essa vitória conservadora. Com efeito, em cada um deles, foram eleitos mais deputados europeus da esquerda do que da direita. Mesmo assim, exceptuando a Dinamarca, em todos os países, incluindo naturalmente Portugal e a França, os partidos da família socialista saíram perdedores destas eleições, sendo outros partidos de esquerda a contribuir para a derrota sociológica, moral, da direita, nos casos em que ela aconteceu. No Reino Unido, o partido dessa família socialista - o partido trabalhista - foi mesmo arrasado, tendo obtido um terceiro lugar, atrás do partido conservador e de um partido nacionalista anti-europeísta.
A taxa de abstenção é um auxílio para início de conversa de comentadores e dirigentes partidários. Não serve para mais nada, a não ser para, mais uma vez, os partidos e os partidocratas denunciarem a falta de empenho democrático do povo; não lhes ocorre sequer pensar que há muita gente que prefere não votar em ninguém.
Os partidos da família socialista não conseguem tirar as ilações que devem ser tiradas. Na verdade, não compreenderam ainda que, para levar à prática políticas conservadoras e liberais, há partidos que merecem mais confiança do povo. Fica-lhes difícil convencer quem quer que seja que, sendo de esquerda, conseguem pôr em prática políticas de direita mais eficazmente do que os partidos de direita. Esta estratégia de sedução serve para os conduzir ao poder, mas revela-se inútil para os conservar nele.
Em Portugal, o governo socialista deixou-se enfeitiçar pelos comentadores que o desafiavam a tomar cada vez mais medidas impopulares. A popularidade do governo era directamente proporcional à sua determinação em adoptar medidas impopulares. Enfeitiçado - só por feitiço se compreende a cegueira de quem parece ter bons olhos -, Sócrates entusiasmou-se e arruinou a base sólida de confiança popular com que iniciou o seu mandato. Na Educação, por exemplo, não fez uma única reforma; limitou-se a executar aquelas que, estando programadas por governos anteriores, tinha sido difícil, por falta de condições políticas, levar a cabo antes: a reforma da rede escolar e o aumento da oferta de formação profissional em escolas públicas. O resto, a que chamou pomposamente "reformas", foram as tais medidas impopulares: estatuto do professor, estatuto do aluno... Nenhuma destas medidas é uma reforma; todas juntas, também não. Nunca se tinha visto tanta pompa no Ministério da Educação para tão pouco.
Sócrates perdeu as eleições porque, afinal, não é inoxidável. Foi atacado pela ferrugem dos seus argumentos e pelo poder corrosivo do povo que descobriu debaixo da casquinha muita coisa falsa e já podre.
Pelo contrário, Berlusconni mostrou-se inoxidável. Apesar da chuva de escândalos e de disparates, venceu as eleições em Itália.
Aprendi com um familiar, que tinha uma fábrica de coisas em inox e casquinha (saladeiras, açucareiros, etc.) que o material, em inox, italiano não era melhor do que o português; era muitas vezes pior; só que tinha, em regra, um melhor design.
Entre Berlusconni e Sócrates até poderá haver uma diferença de design; mas eu acho que o povo português é simplesmente mais corrosivo do que o povo italiano.
O populismo, em Portugal, parece ter pouco futuro. Ainda bem...
sábado, 6 de junho de 2009
DESCARTES, LEIBNIZ E KANT - RESUMO

Les grands philosophes de la tradition sont susceptibles de parler immédiatement à des gens qui ignorent pratiquement tout de l’époque et du contexte. Que Descartes, Leibniz ou Kant puissent être traités spontanément comme des contemporains est une sorte de fait premier dont toute histoire de la philosophie doit tenir compte. Même si cela peut sembler la conséquence d’une forme de naïveté un peu ridicule aux yeux de l’historien averti, ce qu’il y a au début n‚est sûrement pas l’incommensurabilité ou la distance infranchissable qui sont censées nous séparer de certains de nos ancêtres philosophiques.
Un certain anachronisme conscient et raisonné semble être un élément constitutif de la tentative que nous faisons pour instaurer une sorte de dialogue imaginaire avec nos grands prédécesseurs : nous les traitons comme les partenaires d’une conversation dans laquelle nous considérons que nous devrions pouvoir les persuader que nous avons clarifié certaines de leurs idées, remédié à certaines insuffisances de leurs théories, amélioré certaines de leurs méthodes et peut-être résolu mieux qu’eux certains de leurs problèmes.
Ce cinquième volume des Essais de Jacques Bouveresse constitue l’hommage d’un philosophe rationaliste d’aujourd‚hui à trois grandes figures du rationalisme classique. S’appuyant sur Frege, Gödel et quelques autres modernes, il examine et discute leurs conceptions de la raison et de la vérité, de la logique et des mathématiques, du possible, de la contingence et de la liberté, ou encore des relations entre le corps et l’esprit.
« Si on considère la façon dont l’histoire de la philosophie française traitait encore, il n’y a pas si longtemps, la philosophie du XXe siècle, la conclusion qui s’impose me semble être que la pratique de l’histoire a eu tendance, de façon générale, à fortifier bien plus la conception essentialiste de ce qu’est la philosophie que le sens de la contingence historique, de la pluralité et de la relativité des productions philosophiques.
Ce n’est sûrement pas tout à fait un hasard si, dans un pays comme la France, les historiens de la philosophie ont une tendance aussi remarquable à se présenter en même temps comme les gardiens de la (vraie) philosophie, en donnant l’impression d’être à peu près les seuls à savoir réellement ce qu’elle est. Il vaudrait sûrement mieux pour la philosophie qu’elle ne soit pas considérée comme un temple ou que ceux qui se présentent comme les gardiens de celui-ci soient capables d’explorer autre chose qu’une toute petite partie de la construction dont ils sont censés garantir l’inviolabilité. »
segunda-feira, 1 de junho de 2009
quinta-feira, 21 de maio de 2009
"Docteur, j'ai peur d'avoir Alzheimer"
Où sont mes clés ? Qu'étais-je en train de dire ? Où est garée ma voiture ? Qu'est-ce que je suis venue chercher dans cette pièce ?..." De plus en plus de personnes se plaignent de trous de mémoire, affirme la journaliste américaine Martha Lear dans son ouvrage Où sont passées mes lunettes ? (Belfond, 232 pages, 17,50 euros).
Sur fond de peur de la maladie d'Alzheimer, les trous de mémoire dits "bénins" se multiplient. "Plus de la moitié des gens de plus de 50 ans se plaignent de leur mémoire. Il y a 11 % de plaintes mnésiques dans mon service, et ce chiffre tend à augmenter", constate le professeur Bruno Dubois, neurologue à l'hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière, qui a préfacé le livre de Martha Lear. Ce constat est partagé par d'autres médecins, comme le professeur François Blanchard, responsable du pôle gériatrie du CHU de Reims (Marne). Mais avoir parfois la mémoire qui flanche n'a rien d'anormal.
"Les plaintes de mémoire ne signifient pas forcément déficits de mémoire. Ce type de troubles est un phénomène banal", tempère le professeur Dubois. "Tous les spécialistes de la mémoire peuvent vous raconter les affres des super-manageurs qui arrivent à la consultation en tremblant et leur demandent : "Docteur, est-ce que j'ai Alzheimer ?"", explique Mme Lear. L'appréhension de la maladie d'Alzheimer - qui touche environ 850 000 personnes en France et dont la prévalence augmente du fait de l'allongement de l'espérance de vie - est très forte ; d'autant plus forte que cette pathologie génère un fort sentiment d'impuissance.
Les trous de mémoire sont souvent liés à des troubles attentionnels qui s'expliquent par l'évolution de nos sociétés modernes et le stress de la vie quotidienne. Abreuvé d'informations, d'Internet, d'appels sur le téléphone mobile, de SMS et de courriels... le cerveau doit gérer de plus en plus de flux en même temps. Et la mémoire est de plus en plus sollicitée."Comment notre système attentionnel pourrait conserver une trace de toutes ces informations, qui, à peine lues ou entendues, sont déjà remplacées par d'autres ?, questionne le professeur Dubois. Notre cerveau ne s'est pas (ou pas encore !) adapté à cette évolution si récente."
En outre, "les situations anxiogènes peuvent provoquer des troubles de l'attention, de mémorisation, de concentration", liste Elisabeth Grebot, psychologue spécialiste du stress. "Les troubles liés à la dépression, le stress, la fatigue, les insomnies, les excès d'alcool, etc., sont autant de facteurs qui peuvent avoir une influence", complète le professeur Blanchard.
"AUTOROUTE DES SOUVENIRS"
Dans ce contexte, comment faire la part des choses entre les troubles de mémoire bénins et une pathologie ? En analysant la réalité des maux et en pratiquant des tests. Les médecins font souvent passer un test cognitif assez simple : faire lire une liste de cinq mots (sauterelle, limonade, camion, musée, passoire), puis demander de nommer la boisson, l'insecte, le véhicule... et de répéter les cinq mots. Après un laps de temps, renouveler l'épreuve. Si la personne ne retrouve pas les mots, même avec les indices, il faut aller plus loin.
Le plus souvent, "les patients souffrant de la maladie d'Alzheimer ne se plaignent d'aucun trouble", rappelle le professeur Dubois. Les troubles de la mémoire augmentent essentiellement avec l'âge. "Le vieillissement entraîne la baisse des ressources attentionnelles. Or, une information mal enregistrée ne sera pas récupérée", souligne-t-il. "Ce sont les fonctions cognitives qui sont modifiées avec l'âge, comme la rapidité d'exécution, le calcul, la concentration, mais pas forcément la mémoire", tempère le professeur Blanchard.
La mémoire fonctionne en trois étapes. D'abord, l'enregistrement, ou l'encodage, lorsque le cerveau acquiert les informations ; puis, le stockage, la fixation des données ; enfin, la récupération d'information, dans laquelle intervient l'expression du souvenir, conscient ou inconscient. "Une fois l'information perçue, le cerveau l'analyse et la transfère vers l'hippocampe, véritable péage de l'autoroute des souvenirs, une voie automatique qui permet de graver les informations dans le disque dur, résume le professeur Dubois. Une chose est sûre, mieux on encode l'information, plus on a des chances de la mémoriser." Si le sujet n'est pas attentif, l'information ne sera pas bien enregistrée et donc mal récupérée.
"Il ne faut pas oublier l'aspect émotionnel, l'état d'implication...", analyse le professeur Blanchard. Notre "disque dur" a des ratés et ne conserve pas toutes les informations.
Pour booster sa mémoire, il n'y a pas de remède miracle. Les spécialistes donnent des conseils qui peuvent s'appliquer à toute personne soucieuse de son hygiène de vie : se nourrir sainement, faire attention aux excès, notamment d'alcool, éviter le stress, bien dormir, faire de l'exercice physique et mental. Pour retenir les noms ou les chiffres, il faut utiliser des moyens mnémotechniques et faire des listes. L'une des meilleures façons de faire travailler son cerveau est de multiplier les relations sociales. Bref, sortez
et bougez !
quarta-feira, 20 de maio de 2009
Quel réseau social pour moi ?

Chloé* regrettera longtemps son imprudence. Portée pâle d'un vendredi à un lundi en mars, l'apprentie revient fraîche comme une fleur mardi au bureau. Sa collègue lui jette un regard consterné: elle vient de suivre les aventures de Chloé à Londres. Loin d'avoir été clouée au lit, elle s'est offert un week-end prolongé et ne s'est pas privée de le raconter en direct sur le site de socialisation. Du coup, Chloé a dû s'expliquer face à ses supérieurs.
Mélanger ses amis et ses relations professionnelles sur un site de socialisation, ce casse-tête nous concerne tous. Mais ce n'est pas le seul. De quel réseau faut-il faire partie? Quelles informations doit-on publier en ligne? A quelle fréquence actualiser son profil? Des questions d'autant plus sensibles que notre boîte de messagerie regorge de demandes pour faire partie de nouveaux réseaux. Il y a Facebook, MySpace ou Linkedin, bien sûr, mais aussi Xing, Viadeo, Plaxo, Twitter, Friendster ou encore hi5...
"JE NE VOIS PAS L'UTILITÉ DE RACONTER MA VIE PRIVÉE SUR INTERNET"
Formateur d'adultes à Lausanne dans une multinationale, Roger* se concentre sur le réseau professionnel Linkedin. "Je l'utilise comme un carnet d'adresses mis à jour en permanence. C'est nettement plus efficace qu'Outlook, puisque mes contacts, qu'ils soient mes clients ou mes collègues à l'étranger, actualisent directement leur profil." Roger apprécie aussi les newsletters envoyées chaque semaine par Linkedin. "Elles me permettent de suivre le développement des réseaux de mes clients, ce qui m'intéresse pour mes propres affaires."
Roger est absent de Facebook. "Je ne vois pas l'utilité de raconter ma vie privée sur Internet. Sur Linkedin, seul mon CV professionnel est d'ailleurs disponible. Je ne mets aucune information privée."
Nous sommes nombreux à nous inscrire à des réseaux, et à ne plus jamais y toucher ensuite. C'est le cas de Novak*, manager d'un département fiscal au sein d'une grande société de conseil à Lausanne. Si l'on cherche son nom sur Google, l'une des premières occurrences est Plaxo, le site de partage de cartes de visite. "Ah! oui, vraiment? Je l'avais oublié. Les informations ne doivent plus être à jour, je vais regarder. J'utilise avant tout Linkedin pour suivre avec attention mes clients: ce qu'ils deviennent, avec qui ils sont en contact. Certains collègues effectuent aussi ainsi de la prospection."
Novak s'est aussi inscrit, sur Linkedin, à des groupes de discussion sur des sujets très pointus en matière de taxation. "Le site m'a aussi permis d'être contacté par des chasseurs de têtes", poursuit-il. Très peu actif sur Facebook, il est aussi membre de Xing: "mon employeur précédent y a créé un réseau d'anciens collègues qui pourra m'être utile un jour."
D'abord enthousiaste vis-à-vis de Facebook, Rafael*, employé d'une banque privée à Genève, est devenu prudent. "Au début, je mettais en ligne des photos et j'acceptais beaucoup de monde comme amis, dont des collègues actuels ou anciens. Mais j'ai vu que des collègues d'une autre banque mettaient en ligne des vidéos tournées au bureau. Je me suis aussi rendu compte que certains employés des ressources humaines étaient présents sur Facebook. Du coup, j'ai retiré une grande partie de mon contenu." Rafael va désormais plus loin. Sa compagne ne souhaite apparaître sur aucune de ses photos en ligne. Il doit donc parfois demander à des amis de retirer de Facebook leurs photos prises lors de soirées.
QUELS RÉSEAUX PRÉFÉRER?
"Il faut accepter que vos amis et vos relations professionnelles soient présents sur Facebook", estime Hervé Bloch, directeur de la société de marketing en ligne Emailvision pour l'Europe centrale et de l'Est. L'homme est un utilisateur averti des réseaux sociaux: 1900 contacts sur Linkedin, 3500 en tout sur ses réseaux. "Mon profil Facebook est sérieux et "clean", j'y ai mis mon CV complet, comme sur Linkedin. J'ai certes craqué en mettant des photos de ma petite fille, mais c'est tout: rien sur ma religion ou mes affinités sexuelles." Averti dès qu'il est identifié sur une photo mise en ligne, Hervé Bloch "la "détague" dans la minute si elle ne convient pas".
Quels réseaux préférer? "Linkedin est le meilleur pour la qualité des personnes, le côté international et la crédibilité du réseau. Mais si vous voulez développer vos contacts dans le monde francophone, Viadeo est tout indiqué", poursuit Hervé Bloch. Toujours dans le domaine professionnel, Xing, d'excellente qualité, est fortement développé en Suisse, en Allemagne et en Europe de l'Est. "Les Romands doivent aussi s'intéresser à Rezonance: la majorité des acteurs importants du monde professionnel romand y sont", assure Hervé Bloch. Celui-ci a aussi goûté au site ASmallWorld.net, sans l'apprécier: "On n'y entre que via cooptation, et les membres y parlent de leur dernier achat de jet privé… Amusant mais peu utile."
Mieux vaut se concentrer sur deux ou trois sites, afin de ne pas diluer ses efforts. Mais pour certaines professions, la question même de la présence sur un site de socialisation se pose. André*, enseignant auprès de jeunes de 16 à 20 ans à Morges, n'a aucune vie en ligne. "Je n'ai aucune envie que mes élèves aient accès à des informations sur moi ou des photos sur un site. Ils sont nombreux à me demander d'être présent sur Facebook: mais comment être ami avec eux alors qu'ils sont mes élèves que je vouvoie? Ce serait absurde."
*Prénom d’emprunt.
domingo, 17 de maio de 2009
La France / l'Espagne - promenade de nuit

Nocturna
Réalisé par Víctor Maldonado et Adrià García - France / Espagne - 2007 - 1h20
À partir de 6 ans
Qu'arrive-t-il à la nuit tombée, lorsque l'on s'endort et que l'on rêve ? Se pourrait-il que quelqu'un quelque part soit responsable du bon déroulement des "choses" de la nuit ? Un soir, alors que tout le monde dort, ...
domingo, 10 de maio de 2009
Le « développement durable » Une pollution mentale au service de l’industrie

Benoît Eugène
Résumé
Les grands pollueurs ont tout intérêt à ce que le « développement durable » soit avant tout un problème de responsabilisation du consommateur-citoyen, faisant ainsi de la pollution un problème de manque de civisme et de la consommation une solution : la meilleure façon de protéger la nature, c’est encore de consommer… Et le consommateur n’a plus que l’embarras du choix : entre Leclerc et Carrefour, lequel soutenir de son acte d’achat « écologique » et « éthique » ? Quelle enseigne oligopolistique vouée à la consommation de masse, poussant au productivisme, au dumping social et aux délocalisations, jetant sur les routes un flux exponentiel de camions, est la plus engagée sur la voie du « développement durable » ?
sábado, 9 de maio de 2009
Propagande & contrôle de l’esprit public - Noam Chomsky

Résumé
Toute l’histoire du mouvement syndical nous l’apprend. Et c’est ce que la main-d’œuvre ouvrière de Lowell avait parfaitement compris il y a 150 ans de cela. Il s’agit d’une bataille très importante, car il ne suffit pas simplement d’affronter des gens qui invoquent la « Loi sur le droit-de-travailler » – pour briser les grèves. Il faut aussi se battre contre nos cinq heures quotidiennes de télévision, l’industrie cinématographique, les manuels et le système scolaires ainsi que tout le reste.
La conspiration:Quand les journalistes (et leurs favoris) falsifient l’analyse critique des médias

Résumé
Chomsky a un jour expliqué le sens des attaques dont il était la cible : « Tout commentaire analytique de la structure institutionnelle du pays est une menace si importante pour la classe des “commissaires” qu’ils ne peuvent même pas l’entendre. Donc, si je dis qu’il n’y a pas de conspiration, ce qu’ils entendent c’est qu’il y a une conspiration. Ce système de croyances est très verrouillé. » C’est pourquoi la transformation de toute analyse des structures de l’économie et de l’information en « théorie du complot » s’inscrit dans une logique d’ensemble.
The phoneme in cognitive phonology: episodic memories of both meaningful and meaningless units?

Riitta Välimaa-Blum
Résumé
Si l’on accepte la nature fondamentalement symbolique du langage, comme le propose la linguistique cognitive, il faut se poser la question de savoir si, en plus des unités symboliques, les locuteurs forment des structures mnésiques, parmi lesquelles certaines seraient dépourvues de sens, tels que les phonèmes. Dans le cadre de la théorie des exemplaires, l'unité de représentation fondamentale en phonologie est vue de deux manières différentes. L’une de ces approches propose que les locuteurs conservent en mémoire d’innombrables exemplaires de phonèmes tandis que l’autre prend pour unité de base le mot. Des études psycholinguistiques démontrent que la représentation mentale du lexique contient des exemplaires des mots entièrement spécifiés pour tous les traits phonologiques. Les acquis neurolinguistiques plaident pour un lexique auditif plutôt qu’articulatoire. Dans cet article je cherche à démontrer que les locuteurs ne conservent que des exemplaires d’unités symboliques, et que la formation de myriades d’exemplaires autonomes des phonèmes n'est pas seulement non motivée mais aussi problématique.
segunda-feira, 4 de maio de 2009
terça-feira, 28 de abril de 2009
domingo, 26 de abril de 2009
domingo, 19 de abril de 2009
sexta-feira, 17 de abril de 2009
terça-feira, 14 de abril de 2009
O PROBLEMA DA VERDADE
Numa perspectiva científica rigorosa, um problema só é um problema científico se a ciência assim o entender, isto é, se houver perspectivas de a ciência o poder resolver. Se não, então o problema será do domínio da especulação ou do ocultismo.
Ora, se procuras levar uma vida digna, sobretudo se essa dignidade passar pelo exercício do poder, tens de saber respeitar esse princípio científico. Só tem estatuto de problema aquele a que tu saibas responder. Se, de todos os que te colocarem, não souberes responder a nenhum, deves muito simplesmente ignorá-los a todos porque serão seguramente irrelevantes.
O mesmo se deve dizer relativamente ao problema da verdade.
Antes que comeces a fazer as confusões habituais de gente medíocre, convém que saibas que a verdade é um adereço. Num palco, por exemplo, nenhum adereço deve ofuscar o desempenho dos actores; pelo contrário, os adereço devem realçar o trabalho dos actores. Se algum adereço não cumprir esta missão, é porque é descartável e, em bom rigor, deve ser imediatamente descartado. Há gente medíocre que entende - vá lá saber-se porquê - que a verdade é a figura principal de todos os cenários políticos ou da vida comunitária. Tens portanto de optar: se queres continuar a ser medíocre, continua a pensar que a verdade vale o que quer que seja por si só, mas não te queixes de seres um falhado na vida; se queres ter sucesso, usa a verdade para embelezar os teus actos e se alguma vez, como acontecerá frequentemente, a verdade não servir para isso, aprende a pô-la de lado. A verdade deve estar ao teu serviço e não ao serviço de si mesma. A verdade ao serviço de si mesma é um totalitarismo que tu nunca podes aceitar, pela simpes razão de deixares de ser capaz de a controlar.
Esta linguagem, se foste educado como quase todos nós, numa perspectiva de vida medíocre, pode parecer-te estranha. E é, de facto, não porque seja ininteligível, mas porque é uma linguagem de elite, só acessível aos iniciados na ciência da banalidade.
A banalidade é, com efeito, uma ciência exacta que se perfila no horizonte do conhecimento humano como a final e a decisiva modalidade de conhecimento superior do ser humano. Embora seja adereço, como qualquer verdade, a verdade é que não te bastarão as lições que programei para este Tratado para que aprendas a ter sucesso. Mais grave ainda: sendo eu um simples mestre da banalidade, não alcançarei nunca a perfeição nesta ciência, que, no entanto está perfeitamente ao teu alcance. Passa-se comigo algo idêntico ao que se passa com um treinador de futebol: o treinador já não tem fôlego sequer para jogar um jogo a sério durante mais do que cinco minutos, fuma, tem barriga, etc., mas compete-lhe a ele fazer com que os seus jogadores sejam os melhores do mundo. Em ti, que lês este Tratado, deposito toda a esperança num futuro repleto de banalidades.
Voltando à vaca fria, compreenderás então que a verdade, sendo um adereço, deve estar ao teu serviço. De uma forma ainda muito incipiente, esta é já uma prática de sucesso de quase todos os poderosos. Por exemplo, quem não aceita de bom grado que quem revele as verdades de uma país, ou de uma comunidade, ou de um serviço, seja considerado traidor? Precisamente, o traidor é aquele que sabe a verdade e a divulga. Muitas vezes, essa verdade é conhecida de toda a gente, mas é guardada como um segredo, um segredo que toda a gente conhece, mas um segredo porque ninguém fala dele. Aplaude-se a condenação do traidor que teve a ousadia de falar de uma coisa que toda a gente sabe, mas que era segredo. Vejamos um caso concreto: qualquer governante tem o direito de dizer que o país está a enriquecer; se o que ele diz é verdade ou mentira, isso é um assunto que não lhe diz respeito: a verdade, como vimos, é aquilo que pode ilustrar a importância do actor, não aquilo que lhe tira a luz. Traidor será aquele, medíocre claro está, que se pergunta em voz alta: Como pode estar o país a enriquecer, se cada vez há mais pessoas a comer os seus próprios dentes para não passar fome? Esta é uma pergunta íntima, subjectiva, sem valor de verdade e que todavia configura alta traição aos superiores interesses do país.
Note-se que, em última análise, a banalidade enquanto ciência tem no seu horizonte, já não tão longínquo como se pensa, garantir a qualquer ser humano a possibilidade de decretar que a soma de 2 com 2 não tem de ter o resultado de 4, pode variar e até pode não dar resultado nenhum. Esta soma pode, se assim se quiser, por vontade política, deixar de existir no cenário das operações possíveis. O mesmo se diga, por exemplo, a respeito do facto de a soma dos ângulos de um triângulo ser equivalente a dois ângulos de um quadrado, qualquer que seja a dimensão de um e de outro. Esta é uma verdade que, como está bem de ver, pode não interessar a toda a gente. E depois como pode uma verdade estar acima de quem manda? Quem manda até pode estar distraído e não saber dela, e de repente alguém atira-lhe com a verdade à cara... Isto não é coisa que se faça. Um dos objectivos mais grandiosos desta emergente ciência da banalidade é garantir que este tipo de desfaçatez desapareça definitivamente nas nossas comunidades mais desenvolvidas.
segunda-feira, 13 de abril de 2009
domingo, 12 de abril de 2009
sábado, 11 de abril de 2009
quinta-feira, 9 de abril de 2009
NCLB's "School Restructuring" Won't Raise Achievement
April 8, 2009
Research predicts failure for the law's most sweeping sanctions, concludes new brief.
Contact: William J. Mathis - (802) 247-5757; (email) WMathis@sover.net
Kevin Welner - (303) 492-8370; (email) kevin.welner@gmail.com
TEMPE, Ariz. and BOULDER, Colo. (April 8, 2009)--
A new policy brief finds little evidence that sweeping school restructuring--mandated by the federal government for so-called failing schools--will raise student achievement.
The report is titled NCLB's Ultimate Restructuring Alternatives: Do They Improve the Quality of Education? It was written by William J. Mathis and is published by the Education and the Public Interest Center, at the University of Colorado at Boulder, and by the Education Policy Research Unit, at Arizona State University. Mathis is an adjunct associate professor of school finance at the University of Vermont and a superintendent of schools. He was a National Superintendent of the Year finalist and was also the Vermont Superintendent of the Year in 2002.
Mathis's brief examines the impact of the specific school restructuring approaches required under the federal law popularly known as No Child Left Behind. Under the law, enacted in 2001, schools that receive funding under Title I and that fail for six consecutive years to make "adequate yearly progress" toward proficiency are required to be restructured.
Such restructuring as set forth in NCLB can take one of the following forms: takeover of the school by the state; turning management of the school over to a private firm; shutting down and reopening as a charter school; or reconstitution of the school by replacing some or all administrators, staff, or faculty. A fifth option provided under the law endorses "any other major restructuring of a school's governance arrangement."
Mathis's brief comes as the re-authorization of NCLB remains mired in the halls of Congress, the subject of heated debate between the law's advocates and those who would see it scrapped or substantially revised.
The brief reviews the existing body of research on each of the five sanction options and finds that "there is little or no evidence to suggest that any of these options delivers the promised improvements in academic achievement."
In particular, Mathis finds:
- Both state takeovers and private management of schools by companies known as Education Management Organizations are rare, although both have been the subject of intense media publicity when they do occur. There exists no reliable evidence that either approach has improved achievement as measured by standardized test scores.
- Charter schools, while overall more numerous, are only rarely selected as a restructuring mechanism under NCLB. In any case, according to a growing body of research, "when controlling for demographic factors, charter schools show no advantage."
- The actual frequency of reconstituting schools by replacing administrators, faculty or staff also is relatively low, and no substantial evidence exists to indicate that such measures raise achievement.
Mathis concludes: "Given that these approaches are being proposed for the nation's most troubled schools, the solutions [currently set forth by NCLB] are likely to be woefully inadequate." Furthermore, states and districts alike simply lack the necessary capacity to comprehensively implement such sweeping remedies as contemplated by the NCLB sanction provisions.
In light of such findings, Mathis recommends against relying on restructuring sanctions to promote school improvement. He also recommends more rigorous and detailed research into certain reform measures assumed to be "best practices," but that have not been adequately studied; that policymakers provide states with adequate technical assistance to implement, support, and sustain school improvements; and that policymakers support a range of measures that have been demonstrated to lift achievement, including early education, longer school years and days, smaller school communities, and others.
Find William Mathis's report, NCLB's Ultimate Restructuring Alternatives: Do They Improve the Quality of Education? on the web at:
http://epicpolicy.org/publication/nclb-ultimate-restructuring
CONTACT:
William J. Mathis
(802) 247-5757
WMathis@sover.net
Kevin Welner, Professor and Director
Education and the Public Interest Center
University of Colorado at Boulder
(303) 492-8370
kevin.welner@gmail.com







