quinta-feira, 19 de janeiro de 2012

L'austérité jugée inefficace, Berlin est appelé à débloquer la situation


L'austérité jugée inefficace, Berlin est appelé à débloquer la situation

LEMONDE.FR | 18.01.12 | 19h12   •  Mis à jour le 19.01.12 | 07h54

Manifestation de pompiers contre l'austérité en Catalogne, mercredi 18 janvier à Barcelone.
Manifestation de pompiers contre l'austérité en Catalogne, mercredi 18 janvier à Barcelone.AFP/LLUIS GENE

    Le discours alarmiste de ces derniers mois sur le niveau des finances publiques européennes – défendu aussi bien par les agences de notation que par nombre de gouvernements européens – a focalisé l'attention sur les plans de rigueur adoptés par consensus dans l'Union européenne.

    Première à pousser en faveur de l'austérité, l'Allemagne a d'ailleurs immédiatement appelé à plus de rigueur après l'annonce par Standard & Poor's, vendredi 13 janvier, de la dégradation de la note de neuf pays de l'Eurozone, alors même que l'agence pointait du doigt, entre autres, l'inefficacité des politiques adoptées.
    Si Angela Merkel souhaite accélérer les accords sur le renforcement budgétaire en Europe, présentés comme une solution efficace pour sortir rapidement les pays de la crise, plusieurs voix s'élèvent pour rappeler que l'austérité ne sera efficace – en tout cas pour les pays les plus durement touchés – qu'accompagnée, en retour, d'une politique de croissance initiée par Berlin.
    L'AUSTÉRITÉ COMPARÉE À LA "SAIGNÉE MÉDIÉVALE"
    Parmi ces voix, l'une des plus pessimistes est celle du célèbre économiste américain Joseph Stiglitz, prix Nobel en 2001, qui lors du Forum financier asiatique de Hongkong, mardi, est allé jusqu'à comparer l'austérité à "la pratique de la saignée dans la médecine médiévale". Celle-ci pourrait, selon lui, provoquer à terme la disparition de l'euro.
    Lors d'une conférence économique en Argentine, en décembre, Stiglitz déclarait déjà que "les politiques d'ajustement aux Etats-Unis et en Europe ne résoudront pas la crise économique. Le déficit budgétaire n'est pas à l'origine de la crise, c'est au contraire la crise qui a causé le déficit budgétaire".
    Il sont ainsi plusieurs à camper sur cette ligne. L'économiste André Grjebine, directeur de recherche au CERI-Sciences Po (Centre d'études et de recherches internationales), déplore, dans une analyse parue en janvier sur Le Monde.fr, "la logique à courte vue des gouvernements européens (...) d'autant plus dangereuse que, depuis Keynes, chacun sait qu'il ne faut précisément pas freiner la croissance en période de ralentissement économique".
    UN PROCESSUS "AUTODESTRUCTEUR"
    Selon M. Grjebine, "dans un tel contexte, les Etats les plus vulnérables sont donc acculés à pratiquer des politiques d'austérité pour satisfaire aux exigences de leurs créanciers. En hypothéquant ainsi leur croissance, ils réduisent leurs recettes publiques et rendent plus problématique encore le remboursement de leur dette publique".
    Il va même plus loin, dans une tribune publiée mercredi 18 janvier dans Le Monde et co-écrite par Francesco Saraceno, économiste à l'OFCE. "Un processus de réformes basé sur le seul pilier de l'austérité budgétaire risque de s'avérer autodestructeur, l'inquiétude des consommateurs quant à leur emploi et leurs revenus réduisant la demande intérieure et celle-ci conduisant à une baisse des recettes fiscales", prévient-il.
    Un cercle vicieux à craindre particulièrement dans les pays où le chômage est élevé, comme en Espagne ou au Portugal, deux pays sur lesquels plane à terme le spectre d'une restructuration de la dette.
    En plus des plans d'austérité visant à réduire leur déficit, les gouvernements espagnol et portugais s'attaquent désormais au marché du travail. Là encore des mesures drastiques, comme la suppression de jours fériés ou la baisse de la durée d'indemnisation du chômage, sont prévues dans le but de relancer la compétitivité du pays.
    BERLIN APPELÉ À LA RESCOUSSE
    Ces mesures ont un impact social non négligeable, puisqu'elles sont synonymes de "compression salariale, pour réduire le coût du travail. Automatiquement, le chômage va augmenter et la demande, se réduire. Cela peut durer très longtemps", s'alarmait mardi, dans un article du Monde, Anne-Laure Delatte, économiste à laRouen Business School.
    C'est pourquoi "l'effort de redressement budgétaire imposé aux pays de la périphérie devrait, par ailleurs, être étalé sur une période assez longue pour que ses effets récessifs soient minimisés", insistent de leur côté MM. Grjebine et Saraceno. En attendant les effets positifs des plans d'austérité, à long, voire à très long terme, l'Allemagne semble, pour certains, appelée à jouer un rôle essentiel dans la sortie de crise.
    Dans un entretien au Financial Times, mardi 17 janvier, Mario Monti a ainsi clairement demandé à l'Allemagne d'aider l'Italie et les autres pays de la zone euro surendettés à abaisser leurs coûts d'emprunt, en complément à l'austérité engagée. Plus qu'un simple échange de bons procédés, cette aide conditionne aux yeux de M. Monti la réussite des plans de rigueur mis en place dans la douleur.
    "UNE RELANCE DANS LES PAYS EXCÉDENTAIRES"
    "Si l'on ne reconnaît pas le mouvement énergique engagé vers la discipline et la stabilité, il faut craindre de fortes répercussions dans les pays qui sont soumis à un énorme effort de discipline", a prévenu à ce titre le président du Conseil italien.
    De leur côté, les économistes André Grjebine et Francesco Saraceno soutiennent que "les pays européens devraient mettre en œuvre des politiques économiques susceptibles à la fois de soutenir la croissance et de faciliter ainsi le remboursement des dettes publiques et de rééquilibrer les balances courantes entre pays de la zone euro. Ce double objectif ne paraît pouvoir être obtenu que par une relance dans les pays excédentaires, en premier lieu en Allemagne".
    Désigné comme l'un des derniers espoirs pour sauver la zone euro, Berlin ne semble pourtant pas très réceptif à l'appel au secours des pays en difficulté. Persuadé qu'il s'agit avant tout d'un problème de déficit budgétaire, le pays reste sourd à toute tentative d'éloignement du droit chemin de l'austérité. Reste à savoirsi l'Union européenne a encore le temps d'attendre que l'Allemagne se décide àagir.
    Anna Villechenon

    quarta-feira, 18 de janeiro de 2012

    Saab destrói últimas unidades produzidas



    Saab destrói últimas unidades produzidas

    Uma notícia avançada pela revista britânica ‘Autocar’ dá conta da destruição dos últimos 100 automóveis que saíram das linhas de produção da Saab que, recorde-se, declarou falência em dezembro.

    As viaturas que vão ser destruídas são unidades produzidas nos últimos dias de trabalho da fabrica Saab e entre as 100 unidades encontram-se várias unidades de pré-produção daquela que seria a nova carrinha 9-5 e ainda alguns crossover’s 9-4X.
    Do lote de automóveis a abater apenas será salvo um exemplar da carrinha 9-5, que irá figurar no museu da marca sueca, que passa também por momentos de incerteza, havendo vários rumores de que a coleção de cerca de 120 viaturas poderá ser vendida.

    terça-feira, 17 de janeiro de 2012

    Direitos Humanos e Relatividade Cultural

    Direitos Humanos

    A Acção Humana e os Valores

    sexta-feira, 23 de dezembro de 2011

    Le magazine du Monde




     
     
      Le 14 janvier, Zine El-Abidine Ben Ali.
    2011, l'année de toutes les chutes
     
    Leur chute fut fulgurante alors même qu'on les croyait tout-puissants. Des dictateurs indéboulonnables aux politiques aux m?urs douteuses, retour sur une année émaillée de destitutions brutales, rappelant que les excès du pouvoir ne restent pas toujours impunis. Par Béatrice Boisserie.
     
     
      En 2011, le peuple a fait son grand retour sur la scène de l'actualité.
    Les anonymes, héros de l'histoire en marche
     
    En 2011, le peuple a fait son grand retour sur la scène de l'actualité, renversant des dictateurs, dénonçant les marchés financiers. Au sein de ces mouvements, des inconnus qui souvent s'engageaient, pour la première fois...
     
     
      Stéphane Hessel.
    Stéphane Hessel, gentleman indigné
     
    Les internautes du Monde.fr ont désigné comme personnalité de l'année cet infatigable défenseur des droits de l'homme, âgé de 94 ans. Pas étonnant, quand on sait que son livret à 3 euros, judicieusement intitulé "Indignez-vous !", continue de provoquer un tourbillon planétaire.
     
     
      Ai Weiwei dans son atelier, à Pékin, en décembre 2011.
    Ai Weiwei, artiste de la révolte
     
    Artiste, architecte, cybermilitant trublion inclassable, Ai Weiwei réussit surtout l'exploit de donner un visage à la dissidence chinoise. Ce qui lui vaut d'avoir été choisi par la rédaction du "Monde" comme la personnalité de l'année.
     
     
      Défilé d'Alex Perry dans le cadre de la semaine de la mode à Sydney.
    Mode : une nouvelle galaxie de talents
     
    Dans le monde de la mode, la tendance forte de l'année n'a que peu à voir avec les couleurs ou les hauteurs d'ourlets. Ce microcosme de plus en plus médiatisé s'est offert un lifting spectaculaire avec l'arrivée de créateurs quasi-inconnus à la tête de maisons prestigieuses.
     
     
     



     
      Ryota Sono (poing levé) à la tête d'une manifestation à Tokyo contre les bases américaines  à Okinawa, dans le sud de l'archipel.
    Ryota Sono veut libérer le Japon du nucléaire
     
    Avec la catastrophe de Fukushima le 11 mars, ce jeune militant d'extrême gauche a trouvé une nouvelle cause. Depuis, Ryota Sono est à la tête de toutes les manifs antinucléaires. Rencontre avec un idéaliste à l'énergie inépuisable.
     
     
      Maha Issaoui à l'aéroport de Tunis, le 14 décembre 2011.
    Maha Issaoui, blogueuse tunisienne
     
    La jeune femme de 24 ans, cofondatrice de l'association Karama (dignité), fut l'une des premières à mettre en ligne sur son blog des photos et des vidéos des manifestations à Sidi Bouzid, qui menèrent à la chute du président Ben Ali.
     
     
      Stav Shaffir. Tel-Aviv, décembre 2011.
    Stav Shaffir rêve d'un autre Israël
     
    Elle fut l'une des leaders de la contestation née le 14 juillet à Tel-Aviv. Près de six mois après, malgré les divisions, elle veut croire à la survie du mouvement. Mais face à l'inefficacité des manifestations, elle cherche un nouveau mode d'action.
     
     
      Des Ferrari numérotées aux yourtes à 57 000 euros, le "Christmas Book" de Neiman Marcus est devenu un objet culte.
    Petit papa Noël, moi, milliardaire, je voudrais...
     
    Adressé à plus d'un million de fidèles clients très privilégiés, un catalogue texan offre un panel de cadeaux extravagants.
     
     

    sexta-feira, 16 de dezembro de 2011

    Angela Merkel, croquemitaine de l'Europe



    Angela Merkel, croquemitaine de l'Europe

    POLITIQUE – Comparée à Bismarck ou Hitler, la chancelière cristallise l'antigermanisme primaire ravivé par la crise de la dette.Jean-Michel NormandLa charge, menée sabre au clair, d'Arnaud Montebourg contre " la politique à la Bismarck d'Angela Merkel " et celle de Jean-Marie Le Guen, comparant Nicolas Sarkozy à Edouard Daladier cédant devant Hitler, semblent bien innocentes au regard de ce que subit la chancelière allemande ailleurs en Europe. Généralement représentée avec un casque à pointe, lorsque ce n'est pas un uniforme de la Wehrmacht, la chancelière concentre sur elle tout le ressentiment que déclenche le leadership de plus en plus marqué qu'exerce son pays sur les affaires européennes. La palme de l'antigermanisme primaire revient sans doute à la Grèce, où les manifestants brandissent régulièrement des photomontages mettant en scène une Angela Merkel membre de la Waffen-SS. A Athènes, les journaux grecs, qui n'ont toujours pas digéré la couverture du magazine allemand Focus de mars 2010 (on y voyait une Vénus de Milo adressant un doigt d'honneur à l'Europe), réclament de nouveaux " dommages de guerre " à la chancelière. Lors d'un show télévisé, le présentateur a souhaité, sur fond de musique militaire, un " joyeux Noël allemand " aux téléspectateurs. Quant aux caricaturistes de la presse britannique, ils se déchaînent. Ces dernières semaines, le célèbre Peter Brookes, du Times, a présenté la chancelière fouet en main, vêtue d'un uniforme prussien, et Steve Bell, du Guardian, en lascive Salomé recevant la tête de Nicolas Sarkozy sur un plateau et en Domina portant un collier clouté. " Bienvenue dans le IVe Reich ! ", a lancé de son côté le Daily Mail, estimant que " là où Hitler avait échoué à conquérir l'Europe par la voie militaire, les Allemands modernes prennent la relève à l'aide du commerce et de la discipline financière ". En Italie, les sarcasmes sont plus souvent réservés au président français qu'à Angela Merkel. Le quotidien Libero, proche de la très à droite Ligue lombarde, l'a néanmoins croquée portant une petite moustache. L'Espagne semble moins sujette au prurit anti-allemand. Le quotidienABC s'inquiète malgré tout d'une " germanisation de l'Europe ".
    Outre-Rhin, ces signes de crispation inquiètent beaucoupFocus. Le magazine discerne clairement une " haine hystérique de l'Allemagne ". Les autres médias semblent prendre les choses avec davantage de recul et de philosophie, comme s'ils étaient rompus à ce genre de réactions. Le Berliner Zeitungtrouve des circonstances atténuantes aux anti-Merkel. Il constate que " sous l'égide de l'Allemagne, on impose aux pays du sud de l'eurozone, comme s'ils n'avaient pas d'autre alternative, une politique d'austérité conçue à Berlin et mise en oeuvre par de prétendus gouvernements d'experts ". Certains médias prennent les choses avec humour. Cité par le site Internet d'Arte, le Spiegel constate que -" l'Allemagne a gagné la seconde guerre mondiale la semaine dernière "" Oups ! j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? ", s'interroge l'éditorialiste.

    segunda-feira, 12 de dezembro de 2011

    Crescimento das Dívidas Soberanas na União Europeia entre 2000 e 2010


    Quem trabalha mais na Europa


    Os dados publicados sexta feira pelo Eurostat indicam que os gregos são quem trabalha mais horas na UE e os portugueses estão em quarto lugar. Prova-se assim a xenofobia dos ataques de Angela Merkel aos povos do Sul da Europa e que o Governo de Passos Coelho quer fazer de Portugal um país de trabalho escravo. O artigo é de Marco Antonio Moreno.

    Cada vez que se fala de trabalho e produtividade existe o estereotipo da eficiência alemã e da indolência grega. Diz-se que os gregos são uns preguiçosos e que os alemães são os campeões da produtividade na Europa. No entanto, estes dados publicados pelo Eurostat, para as horas trabalhadas nos 27 países da União Europeia dizem outra coisa: os alemães não são os mais produtivos da Europa e os gregos não têm nada de preguiçosos. De facto são os que mais trabalham como mostra o primeiro gráfico.
    Esta semana demos conta da falácia do chamado esbanjamento dos países da periferia, ao contrastar os dados para a dívida pública da zona euro e a sua variação entre 2000 e 2010. Durante muito tempo deitou-se a culpa da atual crise a este esbanjamento e conclui-se que os mais “esbanjadores”, e que aumentaram significativamente a sua dívida pública, foram a França e a Alemanha. Agora, com os dados na mão, podemos ver quem são os que trabalham mais horas por semana e os que são mais produtivos.
    Quando vemos os números reais, os gregos são os maiores trabalhadores europeus juntamente com os austríacos: 43,7 horas por semana face a 42 horas dos alemães. Em Espanha trabalha-se 41,6 horas por semana, enquanto em França 41,1 horas. Os italianos estão mais abaixo com 40,5 horas. Os mais preguiçosos são os dinamarqueses, que trabalham 39,1 horas...
    Pelo lado da produtividade (segundo gráfico) a da Alemanha é apenas 23,7% maior que a média da União Europeia. Neste indicador ganha de longe o Luxemburgo, com uma produtividade 89% maior que a média europeia. Seguem-se-lhe bastante longe a Holanda, com 36,5% acima da média europeia, a Bélgica com 34,7%, a França com 32,7% e a Irlanda com 25,6%. Espanha também está acima da média europeia com uma produtividade superior em 7,9%. Pode ver aqui o gráfico interativo.
    Estes dados foram publicados nesta sexta feira, 9 de dezembro de 2011, durante a reunião dos líderes europeus. Os números mostram-nos que muito preconceito quando se trata os gregos de preguiçosos, ou quando se diz que os alemães são os mais trabalhadores da Europa. Se alguma vez isso foi assim, hoje a coisa mudou. Com o dilacerante desemprego juvenil que na Grécia chega a 43,5% é expectável que qualquer grego com trabalho se sinta muito afortunado e que se agarre a esse trabalho com força. Isto também nos fornece dados sobre a deterioração em que vive parte importante da população europeia.
    Artigo de Marco Antonio Moreno, publicado em El Blog Salmon

    sexta-feira, 9 de dezembro de 2011

    quarta-feira, 7 de dezembro de 2011

    Sarkosy et le Nouveau Gouvernement de Vichy


    Sem-abrigo: De Marselha a Hamburgo, a caça aos pobres generaliza-se

    Várias cidades francesas adotaram medidas contra os mendigos nos últimos meses. Na Alemanha, a instalação de uma vedação para impedir os sem-abrigo de pernoitarem debaixo de uma ponte de Hamburgo suscitou protestos. Por toda a parte, os sem-abrigo são empurrados para fora dos centros das cidades por cercas, multas ou milícias privadas. 
    Por Christian Jakob
    Ponte Kersten-Miles em Hamburgo, na faixa pode ler-se: Exclusão!
    Ponte Kersten-Miles em Hamburgo, na faixa pode ler-se: Exclusão!
    A 17 de outubro, a cidade de Marselha aprovou uma portaria antimendicidade para a quase totalidade do centro da cidade. Alguns dias antes, a prefeitura de Paris proibiu a mendicidade nos Campos Elísios. Outras medidas do mesmo tipo foram tomadas pelos presidentes das câmaras de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) e La Madeleine (Nord). A municipalidade de Beauvais (Oise) teve mesmo a ideia de levar a tribunal os sem-papéis instalados debaixo de uma ponte!
    Este tipo de medidas não é específico da França. Em Hamburgo, a segunda cidade alemã, a autarquia do bairro de Saint-Pauli desembolsou 18.000 euros em Agosto passado para erigir uma cerca por baixo da ponte Kersten-Miles, onde dormiam pessoas sem-abrigo. Depois de fortes protestos, a cerca foi finalmente removida no fim de setembro.
    A caça aos sem-abrigo vai provavelmente prosseguir na Alemanha. Desde o dia 1 de novembro, a Deutsche Bahn (o principal operador ferroviário) dispõe de um “direito especial de utilização” dos terrenos em redor da estação. Contra o pagamento de uma taxa, a sociedade dos caminhos de ferro ficou com o direito de usufruto de uma zona até aqui pública. As empresas privadas de segurança poderão agora decidir expulsar quem queiram. Este procedimento poderá ser estendido a gares noutras cidades. Para Stefan Karrenbauer, trabalhador social no jornal dos sem-abrigo de Hamburgo Hinz & Kunzt, a vedação na ponte é “uma primeira no país”. Mas as diversas tentativas de banir os sem-abrigo da cidade “voltam regularmente”.
    22.000 pessoas na rua
    Na Alemanha, mais de 240.000 pessoas não têm habitação fixa, segundo os últimos dados publicados em novembro pelo agrupamento de associaçõesBAWG(Bundesarbeitsgemeinschaft  Wohnungslosenhilfe). São mais 10% do que em 2008. 22.000 encontram-se verdadeiramente na rua.
    Segundo o diretor da BAWG, Thomas Specht, este número poderá descer “para um nível mínimo” dentro de alguns anos somente graças a um trabalho social de rua consequente e a uma política de construção de habitação. Mas, para o militante, é também uma consequência do processo de gentrificação (valorização imobiliária), que acontece em numerosas cidades alemãs. As casas aumentam a seguir a “modernizações excessivas”. As “habitações normais” tornam-se raras e a Alemanha não constrói suficiente habitação social para compensar. “Em seguida, a pressão aumenta também sobre a rua”, constata Thomas Specht.
    Regulamentos de rua...
    A vida torna-se então ainda menos confortável para aqueles que pouco têm. E não só desde que a Deutsche Bahn começou, no quadro da sua privatização, a vender as suas gares como centros comerciais. “As condições de vida nos centros das cidades estão sempre mais submetidas ao diktatdo consumo”, lamentava já em 2003 o diretor do serviço de apoio à habitação da Caritas. Entre os meios de fazer pressão sobre os mais pobres, os “regulamentos de rua” espalharam-se pelo país. “Quase todas as grandes cidades adotaram um destes textos indignos nascidos de um furor burocrático de regulamentação”, constatava ainda a Caritas. Atividades totalmente legais na Alemanha, como a de dormir em parques ou espaços públicos, ou consumir álcool em pé tornaram-se assim “utilizações particulares” dos locais públicos, e portanto, proibidas. Em caso de infração, há a multa.
    A maior parte destes regulamentos de rua surgiram nos anos 90. Os debates da época são reveladores. A teoria americana das “janelas partidas” (segundo a qual os mais pequenos problemas de degradação do espaço público devem ser rapidamente tratados para não evoluírem para um estado de degradação geral de bairros inteiros) encontrou adeptos na Alemanha. “Onde há lixo também há ratos e onde reina a degradação também há escória”, declarava, por exemplo, o deputado berlinense conservador Klaus-Rüdiger Landowsky no parlamento local.
    Os ladrões reincidentes banidos do centro
    Em 1996, o antigo ministro federal do interior, o conservador Manfred Kanther, tinha lançado com a sua “ação securitária” a primeira pedra dos regulamento de rua e das parcerias para a ordem pública, que põem a trabalhar em conjunto empresas de segurança privadas, comerciantes e administrações municipais. À ação de segurança foi atribuído como objetivo “a defesa da ordem pública contra os desordeiros”. Os seus efeitos são visíveis ainda hoje. Mas é sobretudo pela interdição da mendicidade que muitas cidades esperam desembaraçar-se dos indesejáveis. Porém, vários tribunais decidiram que a mendicidade deve ser aceite como um “fenómeno social”. Resta o conceito vago de “mendicidade agressiva”, que se impôs nos regulamentos de rua.
    Segundo um estudo de Titus Simon, da universidade de Magdeburgo-Stendal, 72% de 616 cidades alemãs sondadas indicaram ter adotado tais regulamentos no final dos anos 90. Em 2005, a cidade de Colónia ameaçou mesmo multar os que catavam o lixo – os sem-abrigo que procuravam garrafas recicláveis. Os protestos impediram no entanto esta medida.
    A cidade de Celle, na Baixa Saxónia, foi mais longe. Desde os finais dos anos 90, os ladrões de lojas reincidentes foram proibidos de entrar na cidade. Se têm lá a sua habitação principal, deixaram de poder ir à cidade velha e ao centro. “Nós fomos os percursores”, afirma o porta-voz da municipalidade. Todos os anos, a cidade de Celle aprova cerca de 14 destas interdições, válidas por um ano. A infração custa 250 euros. “Em geral, estas medidas dizem respeito a toxicómanos”, continua o porta-voz. A cidade não conta mudar de prática, apesar da associação BAGW a considerar contrária à Constituição. Mas os toxicodependentes raramente processam as administrações vexatórias.
    As gares, locais de encontro como os outros
    Os municípios também atacam os sem-abrigo por meio de estratégias de construção: sistemas de rega, planos íngremes, bancadas curvas, blocos de cimento colocados nas superfícies planas, grades afiadas em torno dos edifícios. “O mundo está cheio de arquiteturas que tornam a vida mais difícil aos sem-abrigo”, constata Stephan Nagel, da Obra diaconal alemã. Em Paris, o coletivo de artistas Survival Groupassumiu como missão o combate a este mobiliário urbano. “O espaço efetivamente público é capturado de maneira autoritária”, explica Arnaud Elfort, doSurvival Group”: “Estas instalações modificam a atmosfera social. A cidade torna-se ameaçadora.”
    A política de repressão conheceu no entanto um revés jurídico na Alemanha, pelo menos para as gares. Em fevereiro passado, o tribunal constitucional federal declarou que os equipamentos de transporte em parte públicos continuam a ser “locais de encontro públicos”. Concretamente, esta decisão permitiu realizar-se uma manifestação no aeroporto de Frankfurt. “É uma excelente decisão jurídica, segundo Wolfgang Hecker, professor de direito da Escola superior de polícia e da administração de Hesse. Se o direito fundamental de liberdade de reunião está garantido, isso vale sem dúvida ainda mais para o simples direito de passar algum tempo nas gares”. As consequências são claras: “A ninguém pode ser recusada a entrada numa estação simplesmente porque a pessoa não se insere no conceito de marketing da Deutsche Bahn, limitado ao consumo e ao transporte”.
    Christian Jakob

    sábado, 3 de dezembro de 2011

    Probabologia: União Europeia Contra a Democracia? - O que dizem os pensadores.


    La crise de l'endettement fait-elle entrer l'UE dans l'ère du post-démocratique ?

    L'Union européenne contre la démocratie?

    Avec l'épisode du référendum grec – qui n'est pas toujours une marque de démocratie, selon Philippe Vigneron – la crise de la dette révèle, comme le soutient Marc Le Roy, le déficit démocratique des institutions de l'Union européenne. Comment éviter le danger d'un court-circuit des démocraties ? Peut-on sortir l'Europe de l'emprise des marchés ? Oui, écrit Dominique Rousseau. Les marchés ne doivent plus dicter leur loi. Pour cela, il faut élaborer une nouvelle Constitution ! Car nous vivons un moment décisif, ajoute Yves Charles Zarka, un délitement politique contre lequel il faut réinventer l'idéal européen. La crainte des peuples est parfois justifiée, ajoute Pascal Perrineau. Alors, quand les décideurs parlent de "gouvernance", explique Jürgen Habermas, ils ne font que désigner une forme dure de domination politique. Comment peut-il en être autrement, souligneGérard Raulet, l'Europe est antisociale depuis le traité de 2004 et ses pièges. Pour changer la donne, il faut relancer un projet politique positif, martèle Jean-Marie Guéhenno.