sexta-feira, 11 de maio de 2012

Stéphane Guillot - génial

Movimento Perigosamente Católico... Ou Movimento Catolicamente Perigoso


L’Institut Civitas lance une campagne contre François Hollande

L'Institut Civitas, mouvement catholique intégriste, nourrit depuis quelques temps des prétentions dans le champ politique. Cet Institut, qui s'est créé une petite notoriété avant les Fêtes en orchestrant  les manifestations contre des pièces de théâtre jugées par lui "christianophobes", a décidé de faire parler de lui à l'occasion de la présidentielle.
Son mouvement de jeunesse vient tour à tour de lancer un clip vidéo et une série d'autocollants sur le thème "Pas une voix catholique pour François Hollande". Civitas reproche au candidat socialiste d'avoir proposé l'inscription de la séparation de l'Eglise et de l'Etat dans la Constitution, d'être favorable au mariage homosexuel et à l'euthanasie.Dans un communiqué diffusé mardi 7 février, son secrétaire général Alain Escada, "il n'entre pas dans les objectifs de Civitas de dire pour qui voter. Ce qui n'exclut pas de dire pour qui ne pas voter".
Des prudences de langage qui n'obèrent en rien la volonté de Civitas d'intervenir de plus en plus à l'occasion des échéances électorales, en s'efforçant de fédérer la mouvance nationale-catholique à l'extrême droite et en bénéficiant, pour ce faire du soutien ,de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X ( FSSPX).
Liste noire
Comme nous l'écrivions dans un précédent post, Civitas nourrit quelques ambitions pour le courant national-catholique dans la perspective des municipales de 2014. En janvier 2011 , l'un des cadres de l'Institut, l'abbé Cacqueray avait  vendu la mèche dans un texte intitulé L'engagement municipal de 2014 : un devoir pour les catholiques.  Il écrivait : "Est-il de peu d’importance que l’administration des communes soit toujours laissée à ceux qui ne sont pas de vrais et fervents catholiques ? Est-il de peu d’importance qu’elles soient administrées, sur toute la France, par des dizaines de milliers d’hommes qui sont indifférents ou hostiles au règne de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Il y aura sans doute en 2014 des centaines, voire des milliers de nouveaux élus musulmans qui décupleront l’expansion de l’Islam. Cela n’a-t-il pas d’importance ? N’y a-t-il rien à faire ? ".
Le 8 mai 2011, lors de son défilé en hommage à Jeanne d'Arc, l'Institut par la voix d'Alain Escada se disait prêt à dresser une liste noire des "hommes et femmes politiques qui doivent disparaitre de la scène publique en raison de leur comportement ouvertement christianophobe".

Extrema Direita Luta pelo Poder na Europa


Une ultra droite en pleine agitation sur fond de retour de la gauche au pouvoir

C'est la fin du printemps. Et cette année, l'extrême droite activiste, celle qui se situe au-delà du Front national,  bourgeonne. Sur fond de bon score de Marine Le Pen à la présidentielle et d'arrivée de la gauche au pouvoir.
A Paris, en raison de l'élection présidentielle, la journée de mobilisation du 9 mai – ce rendez-vous traditionnel de l'extrême droite radicale – a été déplacée au dimanche 13. La journée se déroulera en plusieurs temps. D'abord le matin, le défilé "contre le mondialisme", entre Madeleine et Pyramides, à l'appel des habituels protagonistes, notamment le Comité du 9 mai (C9M), les Nationalistes autonomes, Troisième Voie, la Nouvelle Droite populaire, Terre et peuple et le GUD. Auxquels se sont ajoutées cette année les Jeunesses nationalistes d'Alexandre Gabriac, principalement implantées à Lyon. Ce défilé se veut "la première manifestation d'opposition" au nouveau pouvoir de gauche sur le pavé parisien.
Le soir, un concert de Lemovice, Frakass (deux groupes skins) et des Francs Tireurs Patriotes (proche du Renouveau français) se déroulera à Paris, dans un lieu tenu secret jusqu'à la dispersion de la manifestation. En 2009, un concert similaire s'était tenu. Le C9M avait loué une salle paroissiale du 14e arrondissement en se prévalant d'une fausse étiquette. Des agressions avaient eu lieu en marge du concert.
Entre-temps, l'Institut Civitas, qui regroupe intégristes et traditionnalistes d'extrême droite, aura défilé en hommage à Jeanne d'Arc, "refusant", avec l'élection de François Hollande, "une France rouge et laïciste".
Un peu moins de 15 jours après, du 25 au 27 mai, le petit milieu se retrouvera à Rome, pour la fête de Casapound, mouvement néofasciste italien qui a copié les méthodes de la gauche extraparlementaire transalpine, et occupe plusieurs lieux à Rome qu'elle a transformé en "centres sociaux".
L'affiche de la fête de Casapound
Casapound est devenue LA référence dans une partie de l'extrême droite radicale française et le pèlerinage y est devenu quasiment obligatoire. Membres actuels du GUD ou "grands anciens",  militants des Jeunesse nationalistes, des hooligans ou identitaires parisiens ont prévu de descendre dans la capitale italienne. Un nombre important de Français est attendu car, In Memoriam, groupe "historique" de RIF, se reforme pour l'occasion, avec Xavier Schleiter, le neveu de Robert Faurisson, Richard Pareti et Julien Beuzard.
En juin, une autre initiative de manifestation est dans les cartons à Paris. Elle est annoncée pour le 9 juin, veille du premier tour des législatives, dans le quartier Montparnasse, et émane toujours du même petit groupe d'acteurs mêlant néo-gudards, hooligans, pour l'essentiel, qui l'avait un temps remisée. Son mot d'ordre :"Non au droit de vote des étrangers".
De leur côté, les Lyonnais envisagent eux aussi un défilé, fin juin, dans leur ville sur le thème : "Soyons maitres chez nous".
Si l'on ajoute à cela l'actuelle campagne des Identitaires sur le thème "Hollande n'est pas mon président" – avec un rassemblement prévu, entre autres, ce vendredi 11 mai devant une permanence socialiste à Nice, et dont le but est de s'adresser aussi à la partie de l'électorat UMP qui n'a pas digéré la défaite, la course à l'échalote est partie.

Crescimento Económico?

quinta-feira, 10 de maio de 2012

L'Allemagne remet en question son modèle


L'Allemagne remet en question son modèle

LE MONDE |  • Mis à jour le 

Pour le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, a déclaré : "Ce n'est pas un problème que les salaires augmentent actuellement chez nous davantage que dans les autres pays de l'Union européenne".
Sans le reconnaître explicitement, l'Allemagne est peut-être en train de réorienter sa politique économique, quitte à sacrifier une partie de sa compétitivité. Une interview du ministre des finances le laisse penser. Interrogé dans le magazineFocus du 7 mai, Wolfgang Schäuble déclare : "Ce n'est pas un problème que les salaires augmentent actuellement chez nous davantage que dans les autres pays de l'Union européenne. Ces hausses de salaires contribuent à supprimer les déséquilibres à l'intérieur de l'Europe. Mais nous devons faire attention de ne pas exagérer." Des propos qui interviennent dans un contexte particulier : depuis le 2 mai, le syndicat de la métallurgie, IG Metall, multiplie les grèves tournantes pourobtenir 6,5 % d'augmentation de salaire pour les 3,6 millions de salariés du secteur.
Alors que les négociations entrent dans une phase décisive, les propos du ministre donnent des arguments au syndicat. Ils éclairent également d'un jour nouveau plusieurs accords. A la surprise générale, le syndicat des services Verdi avait obtenu fin mars les 6,3 % d'augmentation qu'il revendiquait pour les deux millions de fonctionnaires de l'Etat et des communes. Ceux-ci vont recevoir 3,5 % de plus le 1er mars (avec effet rétroactif), 1,4 % le 1er janvier 2013 et 1,4 % le 1eraoût 2013. Prochaines négociations en mars 2014.
"Cet accord ne doit pas constituer une référence mais doit être jugé séparément" : gardien de la lutte contre l'inflation, Jens Weidmann, président de la Bundesbank, avait tenté de circonscrire l'incendie. C'est évidemment l'inverse qui se produit etBerthold Huber, le président d'IG Metall, ne manque pas de s'y référer.
D'ailleurs, lundi 7 mai, Verdi a obtenu une hausse des salaires de 6,5 % pour les 50 000 salariés de Deutsche Telekom. Un accord valable jusqu'au 31 janvier 2014 qui prévoit une augmentation de 2,3 % au 1er mai, 2,1 % au 1er janvier 2013 et 2,1 % au 1er août 2013. Aux échelons les plus bas, une augmentation de 3 % est prévue, rétroactivement au 1er février.
CORRECTION DE CERTAINS EXCÈS
Autre signe de l'inflexion de la politique sociale : la décision de la CDU d'introduireun salaire minimum. Certes, ce n'est pas l'Etat qui en fixera le montant, mais une commission paritaire. Néanmoins, cette mesure, revendiquée par l'opposition et les syndicats, constituerait une révolution dans un pays où, en 2010, près d'un quart des salariés - 7,84 millions de personnes - touchaient un salaire qualifié de"bas", c'est-à-dire inférieur à 9,15 euros brut de l'heure, soit les deux tiers du salaire médian dans le pays.
Au moment même où l'Allemagne engrange le succès des réformes socialesentreprises à partir de 2002, le gouvernement semble donc vouloir en corrigercertains excès. De fait, l'Allemagne est compétitive. Mais, de 2004 à 2009, le revenu réel brut par salarié aurait reculé chaque année. Même si la situation évolue depuis 2010, les gains en termes de pouvoir d'achat restent modérés.
Alors que la conjoncture européenne reste atone, la relance de la consommationpar des hausses de salaires peut permettre de soutenir la croissance. Mais en reconnaissant que les salaires doivent "davantage augmenter" que dans le reste de l'Union européenne, M. Schäuble va plus loin.
"Si l'on veut que les pays du Sud redeviennent compétitifs, il faut que les pays du Nord acceptent d'avoir un peu plus d'inflation et que la Banque centrale européenne reconnaisse que l'objectif de 2 % d'inflation n'est qu'une moyenne et ne doit pas s'entendre pays par pays", analyse l'économiste Jean Pisani-Ferry, de l'institut Bruegel.
Le gouvernement allemand ne peut revendiquer une hausse de l'inflation. Mais tout se passe comme si, à quelques jours du G8 de Camp David, il entendait les critiques formulées récemment par des économistes américains comme Josef Stiglitz. "Quelles que soient leurs raisons, les pays excédentaires imposent des coûts aux autres et la persistance de ces surplus a des conséquences qui ne sont pas soutenables", avait déclaré le 13 avril le Prix Nobel d'économie à quelques mètres de la porte de Brandebourg.

qui sont les néonazis du parti "Aube dorée" ?


Grèce : qui sont les néonazis du parti "Aube dorée" ?

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

Les partisans d'Aube dorée célèbrent les résultats des élections législatives anticipées dimanche 6 mai.
Eclipsées par l'actualité politique française, les élections législatives anticipées grecques ont pourtant fait l'effet d'un séisme politique : dans un pays où près d'un jeune sur deux est au chômage, où la cure d'austérité imposée est sans précédent, les deux grands partis historiques, le Pasok et Nouvelle Démocratie ne sont pas parvenus à recueillir les 37 % nécessaires pour obtenir une majorité de sièges au Parlement. Et, surtout, un petit parti néonazi, "Aube dorée", a fait son entrée au Parlement. Une première, depuis la chute de la dictature et le retour à la démocratie, en 1974.
"Chrisi avgi", ou "Aube dorée", a longtemps été considéré comme un groupuscule néonazi marginal. Créé dans les années 1980, ce parti, ostensiblement hostile aux immigrés, critique la politique d'austérité et dénonce la "domination" de l'Allemagneen Europe.
Sur son site Internet, on peut lire les grandes lignes de son programme : nationalisation des banques ayant reçu une aide de l'Etat, réexamen de la dette, arrestation immédiate et expulsion de tous les immigrés illégaux, surveillance spéciale des frontières grecques avec les forces spéciales de l'armée et mise en place de mines antipersonnel. "C'est un parti fascisant qui exprime les tendancesles plus extrêmes", résume Georges Prevelakis, professeur de géopolitique spécialiste de la Grèce.
Il se distingue en cela d'un autre parti d'extrême droite historique, LAOS, parti électoral classique qui a participé au gouvernement de coalition, décevant ses partisans et nourrissant les transfuges de voix vers Aube dorée.
Au cœur de l'identité du parti néonazi : la rhétorique anti-immigration et xénophobe."La Grèce aux Grecs", annonce une de leurs affiches. Le parti multiplie les références néonazies. En 2010, son leader avait obtenu un siège au conseil de la ville lors des élections municipales à Athènes. Il est filmé en 2011, en train de faire le salut nazi en plein conseil municipal, comme ses partisans lors des meetings."Aube dorée est organisé en escadrons qui se spécialisent dans les attaques physiques d'immigrés et de militants de gauche", explique Sthatis Kouvelakis, professeur de philosophie politique au King's College, à Londres. Le 23 mai, deux personnes proches du parti doivent être jugées pour des agressions à l'arme blanche contre des immigrés.
Alors que les deux grands partis traditionnels n'ont pas mené une campagne de terrain en vue des législatives, Aube dorée a multiplié ses actions auprès de la population.
"DE MÈCHE AVEC LA POLICE"
Le parti capitalise sur la crise économique, "le traumatisme, l'humiliation et le sentiment d'exaspération nationale", poursuit le chercheur. Dans ce contexte, les immigrés deviennent une cible. "Tous les jours, je vois des habitants qui insultent les immigrés, leur disant qu'il faut quitter la Grèce, qu'il n'y a pas de travail pour eux", témoigne Amarylis Logothetis, doctorante en histoire contemporaine, qui réside dans un quartier populaire d'Athènes. "Armés de barres de fer, les militants d'Aube dorée imposent leur loi dans certains quartiers d'Athènes où il y a une forte concentration d'immigrés, (...) ils sont de mèche avec la police", considère Stathis Kouvelakis.
"En Grèce, on compte 9 millions de nationaux et 1,4 million d'étrangers, légaux et illégaux, cela dans un pays où rien n'est fait pour l'accueil de ces gens piégés sur place, c'est une véritable cocotte-minute", analyse le professeur. "La Grèce était la porte d'entrée en Europe pour neuf immigrants sur dix en 2010", souligne Athens News. Athènes a d'ailleurs commencé à construire une clôture en fil barbelé pourendiguer l'immigration illégale à sa frontière avec la Turquie, rapporte Euranet, qui précise que "l'année dernière, cinquante-cinq mille migrants ont été arrêtés en Grèce après avoir traversé l'Evros, soit huit mille de plus qu'en 2010".
Lors d'une campagne marquée par l'absence sur le terrain des deux grands partis, Aube dorée a su s'imposer auprès des habitants. "C'est une stratégie d'encadrement assez classique des populations fragiles", estime Georges Prevelakis. "Dans les quartiers où il y a de nombreux immigrés et une perception de criminalité, ils proposent leurs services aux personnes âgées, les accompagnant à la banque par exemple", poursuit le spécialiste. "Dans les quartiers populaires d'Athènes, Aube dorée s'est doucement construit l'image d'un groupe chaleureux, sur lequel on peut compter parmi les Grecs durement touchés par la crise que le gouvernement n'a pas aidés", analyse Athens News.
ÉCLATEMENT DU PAYSAGE POLITIQUE GREC
Alors que la Grèce subit sa période de récession la plus violente depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le thème de l'immigration irrigue tous les partis, devançant les questions économiques. "Le parti socialiste Pasok et le parti conservateur Nouvelle démocratie [ont mené] des campagnes xénophobes",considère la journaliste de Kathimerini Xenia Kounalaki sur le Spiegel Online,rappelant la volonté du parti conservateur d'abroger le droit du sol et les récentes déclarations d'un ministre du Pasok annonçant des "opérations de nettoyage". A quelques jours des élections, un centre de détention pour étrangers a été ouvert près d'Athènes, créant la polémique.
Dans ce contexte, la montée d'Aube dorée témoigne de l'éclatement du paysage politique grec. Vainqueur des élections de 2009 avec 44 % des voix, le Pasok sort du scrutin laminé, avec un score compris entre 14 et 17 %, contre 43,9 % en 2009. Avec Nouvelle Démocratie, il paie la politique d'austérité menée dans le pays depuis deux ans sous la pression des bailleurs de fonds internationaux.
Nuancé, George Prevelakis estime qu'Aube dorée ne peut "pas durer très longtemps". "Le parti peut gagner des voix en s'en prenant aux étrangers, mais quand il devra s'exprimer au Parlement ou lors d'émissions télévisées, on découvrira sa faiblesse." Pour Stathis Kouvelakis en revanche, le pays vit une"situation cauchemardesque". "On peut voir que la Grèce ressemble de plus en plus à la République de Weimar", alerte le chercheur, qui craint une "droitisation"de la vie politique grecque avec le glissement vers un discours de plus en plus hostile aux immigrés.
Dans l'immédiat, l'entrée du petit parti néonazi risque de désorganiser la vie politique grecque. "Cela peut entraîner la gauche parlementaire dans des luttes internes sans précédent (...) et peut gêner le calendrier politique, à un moment où la Grèce ne peut pas se le permettre", prédit George Georgakopoulos, journaliste de Kathimerini.

Pelos Vistos, Há Quem Cumpra as Promessas que Faz


Hollande, les retraites et l'essence : premiers ajustements en vue

LE MONDE |  • Mis à jour le 

Des premières mesures, qui jalonneront le début du quinquennat de François Hollande, une seule devrait être entérinée dès le premier conseil des ministres : la baisse de 30 % de la rémunération du président de la République et des membres du gouvernement, emblématique de cette "autre façon de présider et de gouverner" que M. Hollande avait mise en avant pendant la campagne.
Les autres dispositifs de soutien au pouvoir d'achat, comme l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire (ARS), ou de lutte contre les injustices, comme le retour à la retraite à 60 ans pour une partie des salariés ayant commencé àtravailler tôt, feront l'objet de décrets qui doivent être soumis aux partenaires sociaux.
  • Prix des carburants
Quant au gel temporaire du prix des carburants, il pourrait être abandonné. Car si le prix de l'essence a crû de 11,7 % en moyenne en 2011, selon l'Insee, grevant lourdement le budget des familles les plus modestes, depuis le 20 avril, la Direction générale de l'énergie et du climat constate une accalmie.
Les prix reculent dans toutes les catégories (gazole, sans-plomb 95, sans-plomb 98, etc.) "Et on ne bloque pas des prix qui baissent", a fait remarquer, mercredi 9 mai, Michel Sapin, chargé du projet présidentiel, qui pourrait retrouver, vingt ans après, le ministère de l'économie.
  • TIPP flottante
Un tel abandon n'empêchera pas le futur gouvernement de rétablir la TIPP flottante - il s'agit en réalité de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE) - pour mettre les ménages à l'abri de l'augmentation conjoncturelle du prix de l'essence. "Le retour de la TIPP flottante permettra non pas de diminuer les recettes de l'Etat, mais d'éviter les augmentations indues", l'idée, cette fois-ci, étant de "chiffrer d'abord le surplus de recettes de TVA indu pour des raisons conjoncturelles", puis "de restituer ce montant aux automobilistes", avait indiqué, le 21 mars aux Echos, M. Sapin.
  • Age de départ à la retraite
Présenté comme une mesure de lutte contre les injustices, le rétablissement du droit à partir à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travaillerà 18 ans et ayant cotisé 41 annuités fera aussi l'objet d'un décret soumis pour consultation au conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV).
Mais cette mesure, loin d'être précisément arrêtée, devrait aussi donner lieu à un échange de vues politique entre le gouvernement et les organisations syndicales. En effet, si Marisol Touraine, chargée du pôle social au sein de l'équipe de M. Hollande, maintient le principe d'un retour aux 60 ans pour les seules personnes ayant cotisé (grosso modo, ayant effectivement travaillé) 41 ans, un autre proche du président élu laisse ouverte la possibilité d'une négociation à la marge sur les périodes validées, comme le chômage indemnisé ou les congés de maternité, jusqu'au 31 décembre 2011.
Les syndicats de salariés pousseront le gouvernement à agir en ce sens. Mais si cette option est retenue se posera immédiatement la question du sort de l'actuel dispositif carrières longues, réservé aux salariés ayant commencé à travailler à 17 ans et avant, mais sans décompte des périodes validées. Il semble en effet difficile de prendre en compte ces périodes pour les "18 ans" et non pour les "17 ans et moins".
Or selon les arbitrages qui seront rendus, le nombre de bénéficiaires potentiels de la mesure variera de quelques dizaines de milliers à 150 000, sur un total de quelque 630 000 départs à la retraite en 2011 dans le régime général - les salariés du privé et assimilés. Le financement de ce dispositif est à la charge des actifs, la cotisation vieillesse devant être relevée de 1 point sur la durée du quinquennat - soit 0,2 point par an (0,1 pour la part patronale, 0,1 pour la part salariale).
"Si la mesure n'inclut pas les périodes de chômage, ce relèvement suffira largement à la financer. Dans le cas contraire, cela ne suffira pas", avance Gérard Rivière, président (FO) de la CNAV. Si cette augmentation, comme c'est envisagé, concerne les seules cotisations déplafonnées, elle portera ainsi sur 5,1 milliards d'euros, ce qui alourdira d'autant le coût du travail dans les entreprisesemployant de la main-d'œuvre qualifiée.
  • Allocation de rentrée scolaire
La hausse de 25 % de l'ARS, destinée à "redonner du pouvoir d'achat aux Français et améliorer leur vie quotidienne" dès la prochaine rentrée, est a priori plus simple à mettre en œuvre. Versée sous condition de ressources aux familles ayant au moins un enfant scolarisé de 6 à 18 ans, elle passerait à 359,80 euros par enfant de 6 à 10 ans, à 379,60 euros par enfant de 11 à 14 ans, et à 392,80 euros par enfant de 15 à 18 ans. Près de 2,9 millions de familles bénéficient de cette allocation généralement versée lors de la troisième semaine du mois d'août et dont le coût total était de 1,489 milliard d'euros en 2010.
Le projet de décret portant augmentation de l'ARS doit être soumis pour consultation au conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), soit lors d'une réunion ordinaire de cette instance, le 5 juin ou le 4 juillet, soit à une autre date, s'il s'agit d'un conseil extraordinaire. Le financement de cette hausse, évaluée à 400 millions d'euros par la cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise, doit être assuré par l'abaissement du plafond du quotient familial.
L'augmentation de l'ARS est une mesure empruntée à l'arsenal keynésien le plus classique à gauche : il s'agit de soutenir la demande des ménages, à un moment où celle-ci donne de sérieux signes de faiblesse. Le relèvement de la cotisation vieillesse, lui, va à l'encontre de cette politique de l'offre qu'une partie des économistes ayant travaillé pour M. Hollande a essayé, mais apparemment sans grand succès, de défendre.

quarta-feira, 9 de maio de 2012

terça-feira, 8 de maio de 2012

Em Marrocos, Cidade de Fez - a utilidade dos burros


Fès. 92 ânes pour collecter les ordures

  • 08 Mai 2012
  • Par : Telquel
  • L'essentiel
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Fès. 92 ânes pour collecter les ordures
Une armée d'ânes pour s'occuper des déchets de la vieille médina (DR)
92 ânes ont officiellement été affectés par la mairie de Fès à la collecte des ordures dans l’ancienne médina, inaccessible pour les camions de la commune. Le point a été très sérieusement discuté lors d’une réunion du conseil de la ville. Les élus ont en effet unanimement voté l’affectation de 42 nouveaux ânes pour améliorer le rendement du service d’hygiène dans la médina. A quand le bureau syndical des équidés ?